28/12/2007STOCKHOLMEn fait, c'est pas la peine d'aller en Suède. Il suffit d'aller à Roubaix (ou à Hénin-Beaumont), de mettre un peu de mobilier Ikea partout, tu rajoute 3 gouttes (pas 4, hein, juste 3) de design, un peu d'eau, et un peu de doré, et HOPS! tu es en Suède.
La bouffe est aussi nulle la-bas que dans le nord de la France (p'têt même que c'est pire).
Ah lalalala... pourquoi on voyage, hein? 25/12/2007VIVE LE NORD
A 16h15, nuit noire... Cool la Suède! 22/12/2007LES CHOSESIl y a des choses que l'on pense, mais que l'on ne dit pas.
Il y a des chose que l'on dit, mais que l'on ne pense pas.
Il y a aussi des choses que l'on voudrait dire, mais que l'on ne peut pas dire.
Il ya a donc aussi des choses que l'on dit, alors qu'on ne voudrait pas les dire.
Conclusion : tout se dire, et ne plus rien penser. Ou penser tout en ne disant plus rien? Le mieux, c'est peut-être de de faire, tout simplement. Agir, et ne plus dire. Prouver, et ne plus parler. 21/12/2007LE CHIEN QUI PARLAIT LE LANGAGE DES SIGNESRue de Carthage, devant le 24 bis, un chien attend patiemment que son maître finisse son appel, passé depuis la cabine téléphonique bleue située devant le numéro 27. Moi, je suis assis sur le banc, qui fait le coin avec la rue des cartonniers.
J'échange quelques regard avec l'homme de la cabine, puis je tourne la tête vers le chien. Il attend, et il me regarde. Alors je me mets à quatre pattes, et j'aboie. Le chien me fixe, se lève sur ses deux pattes arrière, et avec ses pattes avant, il me fait un bras d'honneur en riant. Son maître sort de la cabine, lui aussi à quatre pattes, tend sa laisse au chien qui marche alors debout, et il s'en vont. 20/12/2007MAIS QUE FAIT LA POLICE?vous aimez les jeunes mineurs dénudés? la police aussi! Vite, Nico-Blog, tous les jours, en prison.
http://blog.gayattitude.com/nico_paris12/20071220220745/demain-c-est-l-hiver/ THAT'S LIFEIl parait que c'est comme ça, en fait, que tout fini par se terminer. Un peu plus, chaque jour, comme un goutte à goutte millimétré. Alors dire (ou pas) qu'on aime (ou pas) ou que l'on désir (ou pas), est-ce bien nécessaire dans un monde qui n'est, et c'est une évidente évidence, pas (le sera-t-il un jour, l'a-t-il déja été) formaté pour l'honnêteté. Rancoeur et condescendance, voilà ce qui sculpte l'esprit des gens. Moi, je préfère les sentiments, les vrais. 19/12/2007FERME LA FENETRE...Par delà la fenêtre de sa chambre, il avait pour habitude, le matin, de regarder, dans le coin en bas à gauche, et ce, chaque jour, l'appartement d'en face. Et chaque jour il voyait cet homme s'étirer, se lever, préparer puis boire son café, et enfin, regarder dans le coin en haut à droite de sa fenêtre à lui.
Et chaque matin, en passant la porte cochère qui le séparait de la rue, il regardait, tout en s'éloignant, le même appartement, vu de l'autre côté. Et chaque matin, l'homme le regardait à son tour.
Un matin, quand le réveil sonna, il regarda, dans le coin en bas à gauche, l'appartement d'en face. Ce matin là, l'homme n'était pas seul. Il ne fit pas de café, et ne regarda pas par sa fenêtre.
Le lendemain matin, les rideaux étaient tirés.
Une semaine plus tard, il se défenestrait.
C'EST MERCREDI...C'est déjà pourri. 18/12/2007SANS TITRE10h51
Saint Placide. Ca faisait longtemps que je n'avais pas pris mon café du mardi matin ici. Peut-être trois ou quatre semaines. Rien n'a changé. De la vieille dame habituée, au cadre qui attend son entretien. C'est un café parisien, avec des serveurs désagréables, et une odeur de café brulé.
10h53
Je vais raconter, tout à l'heure, comment le rendez-vous romantique de vendredi soir au club de jazz, s'est transformé, dimanche soir, en une expérience sadomasochiste, régressive, violente et désagréable. Reste aujourd'hui, mardi, un sentiment d'angoisse et de frustration.
10h56
Il parait, et c'est surement vrai, que je suis (je ne me rappelle plus de la formule exacte) pétri de vieux principe issue de la morale chrétienne. On me l'a dit vendredi, un peu plus tôt dans la soirée. Ce n'est surement pas faux.
10h59
Samedi, j'ai été voir un vieux monsieur, Philippe Avron, raconter sa vie au Petit Théâtre de Paris, métro Trinité. Après, je suis allé voir de vieux messieurs danser. Et puis pour finir, j'ai dormi avec un vieux monsieur (désolé, c'était obligé, pour respecter le rythme ternaire).
11h01
Hier soir, j'ai repassé ma première chemise, en écoutant un vieux CD de chansons d'amour. C'était nul. Regardant les plis, en caleçon, fredonnant les quelques paroles que je connaissais par cœur, j'avais des flash qui me revenaient. Alors je montais le son. J'ai avalé plusieurs cachets.
11h03
Dans une semaine, je serai sur le tarmac de Stockholm. Il fera froid. Je serai loin. Je pourrai peut-être oublier cette longue semaine placée, évidemment, sous le signe de la frustration. Du lundi au dimanche, quasiment sans une interruption.
11h06
Je ne dis jamais : "je vais au coiffeur".
11h07
Je devrai militer pour une relation amoureuse qui prendrait la forme d'un CDD, obligatoirement non renouvelable. Quelles conséquences? Une phase de séduction inchangée, un (ou plusieurs) entretien(s) pré-relationnels obligatoires. Pas de changement de ce côté là. Par contre, impossibilité de rupture du contrat avant la fin, et non obligation de se quitter en bons termes, puisque le contrat n'est pas renouvelable.
L'amour et le travail, c'est pareil en fait. Il y a 50 ans, on n'avait qu'un seul partenaire, comme on n'avait qu'un seul employeur. Aujourd'hui, on change de métier, comme on change de partenaire. L'interim s'est développée. Il parait qu'il faut travailler plus pour gagner plus. C'est peut-être pareil en amour. Je suis surement trop "old style" pour ce monde contemporain.
11h13
Je pense que le docteur C. va beaucoup rire aujourd'hui. Moi, surement beaucoup moins.
11h14
Je n'ai fumé qu'une seule cigarette ce matin. Mes voisins de café sont des sales cons. ils parlent de l'existentialisme. Ils trouvent que Kierkegaard est oublié dans la philosophie contemporaine. J'ai le droit à des poncifs du genre "c'est déjà faire de la philosophie que de savoir que l'on ne fait pas de philosophie". Et des réflexion idiotes et insensées du genre :"Le schéma ovaloïde avec le prêtre au milieu des laïques qui n'est plus le médiateur. Le prêtre est maintenant intégrateur, au meilleur sens de l'institution". Ils s'écoutent parler, et c'est insupportable.
11h18
Je m'en vais.
17/12/2007L'expression "faire l'amour avec quelqu'un" a-t-elle encore un sens aujourd'hui? PARFOIS, JE ME DEMANDEParfois, je me demande bien pourquoi la vie est ainsi faite, de rencontres plus ou moins certaines, de moments partagés, d'attentes réciproques ou non, ainsi que de séparations plus ou moins souhaitées.
Parfois, j'ai l'impression que les choses m'échappent, que la vie glisse sur moi, que tout s'agite, et que, comme dans l'oeil du cyclone, tout retombe, juste un moment, et puis que tout repart, sans que jamais rien ne s'arrête vraiment.
Souvent, j'ai peur le moment venu. Encore plus le moment passé. 14/12/2007BISC'est gentil les messages sur le lapin, mais si on signe pas, moi, je sais pas de qui ils viennent..... REFLEXIONSi j'appuie sur la touche 1, et que mon téléphone stylise le sac rouge qui se trouve sur mon toit, est-ce que la montre jaune de la stagiaire du frère du voisin de mon oncle comprendra que je ne veux pas de choucroute? 13/12/2007POPPERSJ'ai un ami qui a appelé son chat poppers. Il me racontait que c'était très drôle d'entendre sa mère appeler le chat : "poppers, poppers, viens ici". Evidemment, elle ne sait pas ce que c'est... Enfin, il parait qu'en anglais, poppers, c'est un petit pain. 12/12/2007CE MATINIl y avait comme une couverture sur la rue Turbigo. Annonciatrice d'un matin bien triste.
Des gens courbés, fatigués, se précipitant dans les bouches de la station Arts et Métiers. Sur le quai, pas un regard. Tous fuyant, vers le vague, de l'autre côté.
Puis dans le métro pareil. Ils faisaient exprès de ne pas se regarder, comme si se regarder, aujourd'hui, c'était se défier.
Puis, station Havre-Caumartin, je suis sorti. Il faisait déjà plus chaud et plus lumineux. Mais les gens étaient encore tristes. Jusqu'à dans l'ascenseur de mon immeuble, j'ai eu l'impression que les gens étaient dérangés par un je ne sais quoi d'indicible, et d'inénarrables.
J'ai ouvert la porte. Et j'étais seul, dans le grand bureau lumineux. Je me suis assis, et elle est arrivée... CE SOIRJ'ai dîné et c'était cool. Après, j'ai bu une bière, et c'était cool aussi. Maintenant, je vais dormir, et ça, c'est très cool. Mais avant, je vais poster une citation :
Elle voulut le calmer et lui prit amicalement la main. Ce geste, et non le contact ou la satisfaction de son désir, emplit Alfonso de félicité. Il détruisait le malaise où l'avait tenu plongé l'impression de froideur glaciale que lui donnait ses relations avec Anetta, et il avait une telle différence entre l'image de ces rapports et la réalité, dans laquelle Anetta consentait à jouer le rôle d'une consolatrice, que cela ressemblait à un saut dans le vide, les yeux fermés.
Italo Svevo, in Una vita11/12/2007TUDEHabitude. Solitude. Servitude. Lassitude. Béatitude. Similitude. Décrépitude. Inaptitude. Incertitude. 10/12/2007TOUT EST QUESTION DE COULEURBoudin noir / boudin blanc
Chocolat noir / chocolat blanc
Truffe noire / truffe blanche
Moi, je vote sans réfléchir pour le noir... Quoique, pour la truffe, ça se discute... 08/12/2007KARLHEINZ STOCKHAUSEN ES MORT? LA MUSIQUE RENAIT? AH NON, MERDE, IL RESTE BOULEZTiens, j'apprends ça aujourd'hui, que Stockhausen est mort... Ah... Karl, je me souviendrai toute ma vie cette messe à la cathédrale de milan, ou pendant plus de 2 heures, tu m'a infligé un son samplé de sifflet hindou, mélangé à des violons désaccordés, pour le plus grand plaisir de tous les petits bourgeois milanais qui ne comprennent déjà rien à Bach, mais qui étaient si content d'aller écouter le "maître" en live.
Ah, que de souvenir, Gruppen, peut-être ta composition la plus laide. La musique sérielle, la musique électronique, le "spacialisation" (sic), le momentform....... Tu étais un vrai petit intello allemand. J'ai appris, il y a peu, que les jeux de société allemands sont chiants, longs, mais très colorés, comme pour faire oublier le fait que l'on va se faire chier avec pendant 3 heures.
Ben Stockhausen, c'est un peu la même chose. Ca a l'air cool au début, mais au bout de 30 minutes, au milieu du banc dans l'église, tu te rends compte que tu es bien niqué.
Merci pour la musique. Il ne reste plus que Pierre Boulez maintenant. 07/12/2007SUR MON BUREAUGSM, clés, fil électrique, dossier rose, dossier jaune, écharpe, verres en plastique, paquet de cigarettes vide, paquet de cigarette plein, stylo bille bleu, post-it rouge, ampoule halogène, boule de papier, carte mini SD, sac plastique, télécommande, 3 billet pour la salle Pleyel, une imprimante, un cable USB, un ordinateur, un stabylo rose, une plaquette de Teralithe LP 400, une ordonnance, un Express, une facture SFR, 2 cartes de visite, un kit main libre. PLAYLIST DE CIRCONSTANCEOblivion, de Piazzolla, par Daniel Mille
Le gibet, de Maurice Ravel, par Kun Woo Paik
Jardins sous la pluie, De Claude Debussy, par Claudio Arrau
Le glas, de Déodat de Séverac, par Aldo Ciccolini
La sérénade interrompue, de Claude Debussy, par Claudio Arrau
Once I loved, d'Antonio Carlos Jobim, par Shirley Horn
Vision fugitive, de Sergei Prokofiev, par Glenn Gould
Marguerite au rouet, de Franz Schubert et Franz Liszt, par Lazar Berman
Messe noire (sonate n°9), d'Alexander Scriabine, par Vladimir Horowitz
Le gibet, de Maurice Ravec, par Martha Argerich
Pour un tombeau sans nom, de Claude Debussy, par Michel Beroff et Jean-Philippe Collard
Pour que la nuit soit propice, de Claude Debussy, par Michel Beroff et Jean-Philippe Collard
Im Abendrot, de Richard Strauss, par Gundula Janowitz
Vers la flamme, d'Alexander Scriabine, par Vladimir Horowitz
Tear Drop, Massive Attack 06/12/2007MERCI MANUMais, au fait, qui es-tu? JE CHERCHEUne liste des toutes les entreprises française qui produisent du matériel médical non consommable (genre appareil de mesure, laser, radio, etc...)
Si quelqu'un a une piste pour m'aider à trouver ça, je suis preneur. 05/12/2007PARFOISParfois, je suis capricieux. Mais être capricieux, c'est bon pour les gamins.
Parfois, je regrette. Mais les regrets, c'est bon pour les cons.
Parfois, je m'en veux. Mais s'en vouloir, c'est bon pour les faibles.
Parfois, en fait, je fais n'importe quoi. n'importe quoi pourquoi? N'importe quoi pour qui? N'importe quoi parce que j'ai peur. Mais, ce n'est pas seulement ma tête qui a peur... HIER - AUJOURD'HUIHier, j'ai dis des trucs.
Aujourd'hui, j'ai envie de les redire.
Demain, pareil.
Solution? Aucune... Ah si, écouter encore et encore la fameuse chanse de Jobim par Horn... Ecouter, penser, E.....R 04/12/2007WAHOUC'est compliqué tout ça.
Mais, au fait : c'est compliqué parce que je VEUX que ça soit compliqué? Ou est-ce compliqué par essence?
Peut-on dire que la vie est ontologiquement compliquée?
On sait quoi, finalement, de nous même ou bien des autres... Pas grand chose. On sait ce qu'on voit, ce que l'on fait, ce que l'on interprète, et, au final, on ne sait vraiment que ce que l'on veut bien savoir...
Il faut parfois prendre le temps pour savoir. Et parfois, on ne sait jamais.
"Il faut parfois prendre le temps(...)" J'ai l'impression que du temps, je n'en ai pas. J'ai l'impression que non, qu'en fait, j'en ai du temps. Je suis simplement incapable d'en prendre un peu. Pour moi. Pour les autres.
Le temps c'est de l'argent? Non : le temps c'est du savoir.
Alors à savoir ce qu'il faut prendre comme temps pour savoir, je citerai Gracq, dans une lettre qu'il a écrite à quelqu'un dont je ne citerai pas le nom ici :
Laissons au temps le soin de faire son oeuvre 03/12/2007YEAH!XXconseil, la boîte qui met le feu! 02/12/2007OCEANC'est une croisée de plusieurs chemins maritimes, ces chemins jalonnés de phares et d'îlots hérissés de canons, une des mailles de la longue chaîne qui maintient autour du monde les profits des marchands de la City
Paul Nizan, Aden Arabie
Envie de Yemen, toujours plus. YEMENSocotra, Sana'a, Aden... J'ai envie de Yemen aujourd'hui.  |