ENCORE UN
Je passe le week-end en banlieue. Séance de bricolage, puis départ pour la campagne. le chat me salut, ma mère aussi, je travaille un peu sur le joli Erard, je m'ennuie. Je regarde la pelouse et les ifs, et mon chat qui dort encore, et je pense qu'il a de la chance.
La même chance que les gens simples : ceux qui ne se posent pas de questions. Ceux qui ne pensent pas qu'ils pourraient avoir une vie meilleure, moins médiocre en tout cas. Ceux qui, grâce à leur inconscience, n'ont pas conscience de leur vie de merde. Ceux qu'on voit dans "confessions intimes", ou dans "streap-tease". Tous ces gens qui se contente du peu, et même parfois de moins encore.
Alors je pense aux wallisiens, qui regardent la mer, contemplatifs, et qui se posent les vraies questions, celles qui compte. Je pense à mon voyage, loin dans les îles, et à mon bien être qui semble inhérant à l'isolement dans lequel je me trouve : en effet, la question de quoi faire ne se pose pas, car il n'y a rien à faire. Penser, et contempler, seulement.
Ce soir, je pense et je contemple aussi, mon chat qui dort et les succulentes pousser. Mais je me dis aussi que je pourrais faire autre chose, tant de chose.
Plus de force, plus de courage.
23/09/07 - 12:25
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(Merci pour ce post, touchant dans le meilleur sens du terme.)
jeuneparisien1978