Pour gagner en efficacité, sans perdre en tolérance. Pour moi, c'est le meilleur slogan jamais inventé. C'est un peu ma devise aussi. Mais c'est vrai que sans la pilule du bonheur, c'est un peu dur. Heureusement, maintenant, j'ai mon clonazepam!

J'écoute : Strauss
Je regarde : le mur
Je lis : il casellante
Je joue : avec mon panda
Je mange : rien
Je bois : du thé
Je cite : gracq
Je pense : a demain
Je rêve : de demain
(mis à jour mardi 29 juillet 2008 à 09:51)

29/02/2008

29/02/08 - 15:17

PRINTEMPS GRIS

J'ouvre la fenêtre de mon bureau, et je suis déjà sur les bords de la Marnes, la guinguette du martin pêcheur, l'accordéon qui interprète une valse. Le ciel est gris, j'ai froid, et pourtant, j'ai l'impression que c'est le printemps. J'ai envie de prendre la voiture, et de retourner à Champigny-sur-Marne manger une entrecôte marchand de vin, et tourner, tourner, sur le pont de l'île du martin pêcheur...

28/02/2008

28/02/08 - 11:03

PARSIFAL

Qui serait intéressé par une place pour Parsifal à l'opéra Bastille le mardi 4 mars. Place à 22,50€ au parterre.

27/02/2008

27/02/08 - 10:01

PARSIFAL

Je vends une place pour la première de Parsifal à l'opéra Bastille, le mardi 4 mars. Place au parterre, prix : 22,50€. Place tarif moins de 28 ans.

Que les intéressés me fassent signe.

26/02/2008

26/02/08 - 00:18

:)

Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c'est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C'est presque rien
Mais c'est là, ça vous émerveille
Au creux des reins

22/02/2008

22/02/08 - 10:03

OXYMORE

C'est surprenant comment, parfois, le couchant peut me jouer des tours. L'autre jour, numéro 23, m'apprêtant à le rejoindre, je remarquai que si la nuit était bien présente au dessus de moi, elle n'était pas encore arrivée à la bourse de commerce.
J'eus alors l'impression de me trouver dans un tableau de Magritt.

21/02/2008

21/02/08 - 10:17

LE CADEAU

Il était délicatement posée sur mon lit. Quand je suis rentré, hier soir, je ne l'ai pas vu tout de suite. J'ai posé mon manteau, enlevé mon pull, et, en me retournant, après avoir remarqué qu'il n'était pas rentré encore, et qu'il défaisait ses lacets, je l'ai vu, posé sur le lit.
Un parallélépipède, 30cmx30cmx8cm, enveloppé dans un papier cadeau bleu.
Je n'ai pas attendu qu'il défasse ses lacets et je l'ai pris dans mes bras. Puis j'ai délicatement ouvert le paquet. Sourire.

19/02/2008

19/02/08 - 13:29

LA BLANQUETTE ET LE SEMINARISTE

10h59
"Si les prêtres sont seuls sages, alors nous sommes tous des prêtres". Le patron de ce café m'étonnera toujours...

11h00
C'est identique à l'autre jour, parfaitement identique. En lisant le livret pour demain, j'oublie petit à petit l'ensemble des choses que j'avais compilées pour lui. Je repense à la semaine passée. Plutôt une bonne semaine. Très bonne.

11h02
J'ai envie d'une cigarette, mais je n'en ai plus le droit. Il faut désormais choisir, entre la compagnie de la nicotine, et celle du patron catholique intégriste. Je crois que j'ai définitivement choisi.

11h04
Samedi, je vais dans le Perche. Je déteste cet endroit. Mais, en bonne compagnie, je pense qu'il peut devenir agréable.

11h05
"... ces arpèges ineffable emprunts de probité candide..." Ce matin, par une grande, très grande dame, Opus 110 de Beethoven.

11h06
En quelques semaines, j'ai découvert plusieurs jeu : sur l'ordinateur, mais aussi de société. Hier soir, j'ai beaucoup fait rire. L'innocence des débuts. J'aime bien faire rire en fait... Vendredi soir, j'ai beaucoup rit aussi. Le vendredi d'avant, j'ai appris que je devais retourner au Louvre. Qu'il en soit ainsi.

11h08
J'ai terriblement envie de la blanquette qui se trouve dans mon petit sac plastique. Envie pour plusieurs raisons : premièrement, je voudrais voir si elle est meilleure que celle de ma mère. Il va sans dire que si la réponse est positive, quelque chose sera brisé... Ensuite, manger ce plat préparé, c'est un peu comme si (((censuré))).

11h12
Mais avant de goûter à la blanquette, je vais prendre un café. Et encore avant, je vois le Dr C. La, je bois mon café, il n'est pas mauvais. Association d'idée : je pense subitement aux comptoirs italiens, où le café est quand même bien meilleur... Encore 13 jours avant le décollage...

11h14
Viles indécisions, ni certifiées étonnantes ni terrifiantes.

18/02/2008

18/02/08 - 20:20

ALAIN ROBBE-GRILLET

Il est mort... Ce grand écrivain. Heureusement, Catherine est encore en vie. Ouf. Le nouveau Roman perd un grand homme. La littérature française et le cinéma aussi... Gradiva power!

18/02/08 - 16:39

SIMPLE

Ce qui est bien, c'est quand c'est comme ça, simple. Très simple.

16/02/2008

16/02/08 - 03:49

TOT, UN SAMEDI MATIN

quand le soleil n'est pas encore levé mais que déjà retentit le chant des oiseaux, aujourd'hui, comme beaucoup d'autres, tous les autres en fait depuis quelques semaine, je ressens ce sentiment d'amertume en rentrant chez moi. J'avais lu, il y a peu, que "l'absence porte parfois l'amertume de l'impuissance", et c'est un peu l'histoire qui se répète, inlassablement, entre deux et quatre heure du matin quand, après l'avoir enlacé dans ma voiture, je le dépose, et que, en même temps triste et heureux, je le regarde ouvrir la porte et rentrer chez lui.

Ensuite, c'est moi qui rentre chez moi. Dans la voiture, accompagné par Hindemith, Barbara, Bach ou même une simple cigarette, je quitte la ville pour la nationale, et les vingt minutes qui me séparent de lui ont un parfum d'éternité. J'aime à penser que quand je me couche, il dort déjà.

Alors moi aussi, après m'être déshabillé, je m'allonge, et d'un simple mouvement de tête, je sais qu'il est là ; il ne reste plus qu'à trouver le sommeil. La douleur des premières semaines laisse maintenant place à une douce indolence mêlée d'un sentiment de frustration dissout rapidement par le sommeil, et son parfum, toujours là...

15/02/2008

15/02/08 - 16:31

C'EST POUR CA QUE

J'écoute mon apprentie téléphoner, au fond du grand couloir.
J'écoute les ouvriers qui travaillent en bas, tout au fond de la cour.
Je l'écoute parler, tout au fond de moi.
J'écoute Jean-Louis Murat, qui accompagne Sophie.
J'ai envie de l'écouter, toujours plus.

13/02/2008

13/02/08 - 17:23

LE TRAVAIL, C'EST LA SANTE


11/02/2008

08/02/2008

08/02/08 - 12:43

JEU-CONCOURS : DE QUEL ENDROIT EST-IL QUESTION :

(...) un Montparnasse que l'échelle plus intimiste de ses dimensions envelopperait d'un charme de simplicité (...)

Julien Gracq

Une carte postale de là-bas à gagner.

07/02/2008

07/02/08 - 08:58

TRANSPORT

Le rer, c'est chiant.

05/02/2008

05/02/08 - 12:33

LE PSY, L'ECRIVAIN, ET LE DOCTEUR MENGUELE

10:55
Arrivée au café, tout près de la rue Saint Placide. C'est la première fois de l'année. Je remarque tout de suite qu'il n'y a plus grand monde, à cette heure là, ici comme ailleurs. Je distingue derrière la colonne en stuc un attroupement de fumeur, sous la bruine, qui discutent, évidemment, de l'application de la nouvelle loi.

10:58
Je repense à hier soir. La scène finale. Deux duos. Deux chanteuses. Un couple de danseur. Orphée qui ne résiste pas à la tentation, et qui fini par poser un regard sur Eurydice, qu'il perd ainsi à jamais. Belle métaphore...

11:00
Dans quatre semaines, j'aurai passé ma première nuit à Rome. J'ai déjà terriblement hâte.

11:01
Dans moins d'une demi-heure, je vais devoir trouver de quoi meubler ma conversation avec le Dr C. Je pourrai lui parler de lui, de moi, de mes parents, de mon rapport au sexe, de mes angoisses... En y pensant plus intensément, je me rends compte que j'ai simplement envie de lui parler de mon bonheur.

11:06
Citation : " Je me dis que peut-être, quelque part, dans un lieu lointain que je ne connais pas, tout est déjà perdu d'avance, depuis longtemps. Ou du moins que toutes les choses de nos vie possèdent un lieu de silence où elles se perdent, superposées les unes aux autres jusqu'à former une seule masse. En vivant, nous ne faisons rien de plus que les découvrir, les attirant à nous une à une comme on déroule un fil. Je ferme les yeux, essaie de me souvenir d'au moins une de ces delles formes, tentant de la retenir entre mes mains. Même si je sais son expérience éphémère.
Haruki Murakami, in Les amants du Spoutnik

11:10
J'aurai aimé savoir écrire, moi aussi. Ce n'est pas une envie très originale, que celle d'avoir voulu un jour être écrivain. Mais je n'en ai pour autant pas honte.

11:11
Je remarque seulement aujourd'hui, après un an passé à attendre mes rendez-vous dans ce café, que le patron, qui se tient toujours derrière le bar, et qui porte toujours le même pull Eric Bompard marron, est en fait un mélange de Michou, Frédéric Michalack, et le Docteur Menguélé. Pour résumer : une folle hystérique à la voix de crécerelle, plutôt bien bâti, et qui adore parler de la peine de mort avec ses meilleurs clients (dont, heureusement, je ne fais pas partie).

11:15
Ce café m'étonnera toujours. Je suis assis près d'une fenêtre qui donne sur la rue de Rennes. Dos à la route. Je voix le zinc, le patron, et une partie de l'autre salle, au fond, celle qui donne sur la rue Saint Placide. Sur une colonne, je distingue deux affiches d'un goût plus que douteux, non pas dans l'absolu, mais dans leur positionnement et dans ce contexte particulier. Une affiche pour Negrita dont je ne vois que le bas (c'est un Rhum non?). Juste à côté, une affiche "Vichy-Purgatif". Alors avec un patron qui me fait penser au Dr Menguélé, c'est assez étrange...

11:18
Il est temps de partir. Je n'ai pas parlé de DJMMLJQJTTC. Ca sera pour mardi prochain.

04/02/2008

04/02/08 - 18:29

SONGES ET MEMOIRES

On parlait de songes et de rêves vendredi... Des classiques aux plus improbables, chacun de nous décrivait, non sans humour, les différentes positions qu'il avait pu occuper dans ses souvenirs.
Samedi, en me réveillant, et comme d'habitude, je ne me souvenais pas de mon rêve... Une vague impression de m'être réveillé très tôt le matin, de m'être rendormi, le souvenir de mon rêve passé encore bien frais, puis, second réveil, plus rien. Disparu.
Je me rappelai alors un passage d'un livre. Une phrase qui m'avait marqué. Impossible de la retrouver au milieu des pages (bien abîmées d'ailleurs) de ce livre. Aujourd'hui, au détour d'une recherche iconographique, voilà qu'elle réapparait :

Ce qui nous rassure du sommeil, c'est qu'on en sort, et qu'on en sort inchangé, puisqu'une interdiction bizarre nous empêche de rapporter avec nous l'exact résidu de nos songes.

Marguerite Yourcenar, in Mémoires d'Hadrien

C'est pourtant un livre qui ne m'avait pas marqué. Qui m'avait même profondément ennuyé, mais dont je m'était imposé la lecture : il est toujours intéressant de savoir d'où l'on vient (comprendront ceux qui le peuvent).
Car c'est une autre Marguerite (pas une académicienne) qui a bercé mon adolescence. Plus âpre et plus noire, étrangement décriée ici.
D'elle aussi, parfois, au réveil, me reviennent quelques passages ou citations de livres qui, à l'époque, m'avait profondément bouleversés : Un barrage contre le Pacifique, Le marin de Gibraltar, L'homme assis dans le couloir, L'après-midi de M. Andesmas pour ne citer que mes préférés.
Duras, elle n'aimait pas l'amour. Elle n'aimait pas les femmes. Elle n'aimait personne, même pas elle-même. Mais c'est peut-être pourtant grâce à elle que j'ai appris ce que cela voulait dire, aimer.
Ainsi cependant vous avez pu vivre cet amour de la seule façon qui puisse se faire pour vous, en le perdant avant qu'il soit advenu.

Marguerite Duras, in La Maladie de la mort

La confirmation de la tristesse est une consolation

Marguerite Duras, in Un homme est venu me voir

03/02/2008

02/02/2008

02/02/08 - 03:45

EN ROUTE

C'est pas forcément la misère
C'est pas Valmy, c'est pas Verdun
Mais c'est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient

(...)

Et tous seuls dans le silence
D'une nuit qui n'en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n'en sont pas revenus

(...)

Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c'est promené de rive en rive
Le rire en coin

(...)


01/02/2008

01/02/08 - 16:44

POEME

Si au crépuscule,
Tu as quatre testicules,
Ne te prends pas pour Hercule,
c'est quelqu'un qui t'encule.

anonyme

Merci au tenancier du café PMU de la rue Saint-Georges qui a égayé ma journée de travail.

 


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Ya pas que les étudiants qui doivent être notés! Ya des docteurs qui sont mauvais aussi, et "ça doit se savoir"

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    • Dr Mau.: 10
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    • Dr M. : 8
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Les notes s'entendent sur 20 et en toute objectivité. Mention particulière pour le Dr G. vraiment l'homme le plus sexy de la terre Services de réanimation
  • Cochin : 18
  • Pompidou : 15
  • Saint-Antoine : 10 (je met la moyenne car je ne suis pas mort, alors bon... Même si c'était nul, ils ont quand même fait leur boulot)
Urgences
  • Cochin : 14
  • Pompidou 13,5
  • Mondor : 12
  • L'hôtel Dieu : 10,5
  • Saint-Antoine : 9,5
  • Lariboisière : 8