TOT, UN SAMEDI MATIN
quand le soleil n'est pas encore levé mais que déjà retentit le chant des oiseaux, aujourd'hui, comme beaucoup d'autres, tous les autres en fait depuis quelques semaine, je ressens ce sentiment d'amertume en rentrant chez moi. J'avais lu, il y a peu, que "l'absence porte parfois l'amertume de l'impuissance", et c'est un peu l'histoire qui se répète, inlassablement, entre deux et quatre heure du matin quand, après l'avoir enlacé dans ma voiture, je le dépose, et que, en même temps triste et heureux, je le regarde ouvrir la porte et rentrer chez lui.
Ensuite, c'est moi qui rentre chez moi. Dans la voiture, accompagné par Hindemith, Barbara, Bach ou même une simple cigarette, je quitte la ville pour la nationale, et les vingt minutes qui me séparent de lui ont un parfum d'éternité. J'aime à penser que quand je me couche, il dort déjà.
Alors moi aussi, après m'être déshabillé, je m'allonge, et d'un simple mouvement de tête, je sais qu'il est là ; il ne reste plus qu'à trouver le sommeil. La douleur des premières semaines laisse maintenant place à une douce indolence mêlée d'un sentiment de frustration dissout rapidement par le sommeil, et son parfum, toujours là...
16/02/08 - 13:09
c'est si doux et sucré que je vais me laver les dents ;-)
lllll