LA BLANQUETTE ET LE SEMINARISTE
10h59
"Si les prêtres sont seuls sages, alors nous sommes tous des prêtres". Le patron de ce café m'étonnera toujours...
11h00
C'est identique à l'autre jour, parfaitement identique. En lisant le livret pour demain, j'oublie petit à petit l'ensemble des choses que j'avais compilées pour lui. Je repense à la semaine passée. Plutôt une bonne semaine. Très bonne.
11h02
J'ai envie d'une cigarette, mais je n'en ai plus le droit. Il faut désormais choisir, entre la compagnie de la nicotine, et celle du patron catholique intégriste. Je crois que j'ai définitivement choisi.
11h04
Samedi, je vais dans le Perche. Je déteste cet endroit. Mais, en bonne compagnie, je pense qu'il peut devenir agréable.
11h05
"... ces arpèges ineffable emprunts de probité candide..." Ce matin, par une grande, très grande dame, Opus 110 de Beethoven.
11h06
En quelques semaines, j'ai découvert plusieurs jeu : sur l'ordinateur, mais aussi de société. Hier soir, j'ai beaucoup fait rire. L'innocence des débuts. J'aime bien faire rire en fait... Vendredi soir, j'ai beaucoup rit aussi. Le vendredi d'avant, j'ai appris que je devais retourner au Louvre. Qu'il en soit ainsi.
11h08
J'ai terriblement envie de la blanquette qui se trouve dans mon petit sac plastique. Envie pour plusieurs raisons : premièrement, je voudrais voir si elle est meilleure que celle de ma mère. Il va sans dire que si la réponse est positive, quelque chose sera brisé... Ensuite, manger ce plat préparé, c'est un peu comme si (((censuré))).
11h12
Mais avant de goûter à la blanquette, je vais prendre un café. Et encore avant, je vois le Dr C. La, je bois mon café, il n'est pas mauvais. Association d'idée : je pense subitement aux comptoirs italiens, où le café est quand même bien meilleur... Encore 13 jours avant le décollage...
11h14
Viles indécisions, ni certifiées étonnantes ni terrifiantes.